Les 3 règles pour survivre à ses enfants en avion (et ne pas renoncer aux destinations lointaines)

Après un vol retour de 13 heures en provenance de Maurice (magnifique, incroyable...l’article ici !) mais comment dire… chaotique ? Bruyant ? J’ai forcément pensé au super article de Néon (le n°64) lu au bord de l’Océan Indien : « Comment survivre à ses enfant (et à ceux de ses amis) ». Forcément ! Mes filles, mes petits trésors qui ont pourtant l’habitude de prendre l’avion avaient décidé qu’elles ne se feraient pas discrètes pendant le vol…plutôt l’opposé ! Et là, les regards tranchants, soupirs et autre « elle est casse-pieds celle-là » fusent autour de nous. Et quand une dame pas très nette s’en prend verbalement à mon mari au point que le chef de cabine lui ordonne de changer de place (ça c’était à l’aller, et #2 pleurait depuis quelques toutes petites minutes après 4 heures de sommeil ininterrompu), je me dis qu’il y a quand même un sujet.

En cherchant une photo pour illustrer ce post, je suis tombée sur les résultats du sondage de l’américain AirfareWatchdog sur le stress lié au voyage en avion :  Stress Test: Politics Still Trump Air Travel as a Heart-Rate Riser. Et parmi les différentes réponses 52% des 4000 sondés pensent que les familles avec enfants de moins de 10 ans devraient voyager dans une zone séparée. Si certaines compagnies s’y sont pliées (notamment en Asie : Malaysia Airlines, AirAsia, Scoot Airlines, and IndiGo selon Business Insider.fr), les compagnies françaises et américaines s’y refusent.

Selon leur âge – et cela peut se jouer à quelques mois, ou à un apprentissage près – une même durée de vol peut se passer très différemment, alors autant être prêt.  En ce qui nous concerne, nous avions fait notre premier vol long-courrier pour Punta Cana l’année dernière, mais #2 était toute petite (9 mois) et tenait tout juste assise donc c’était vraiment facile, bien qu’à l’aller ce n’était même pas un vol de nuit par exemple.

Cette fois pour l’Ile Maurice, c’était 11h à l’aller et 13h au retour avec un stop à la Réunion avec une #2 qui n’a pas tout à fait deux ans (ni toutes ses dents) mais qui gambade comme jamais. Et autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas du tout produit de ces modèles qui restent assis tranquillement au restaurant ou qui pleurent de manière inaudible. Non moi j’ai fabriqué ces modèles Mégavolt 90dB – paraît-il que les chiens ne font pas des chats ? Après mes filles sont très bien élevées, toutes mignonnes, câlines et rigolotes mais elles savent ce qu’elles veulent dans la vie (dixit la puéricultrice à la maternité à propos de #1 qui avait 3 jours…ça promet !). Et lorsqu’on a deux enfants en bas âges de ce genre à gérer cela peut devenir sportif voire même prohibitifs pour certains de prendre un vol long-courrier. Je peux le comprendre mais quel dommage…

Prendre l’avion avec des enfants, l’avis de Allofamily.com (crédit photo: Ouest France)

Alors voici mon cri du cœur : ce n’est pas parce que nos enfants sont énergiques et mordants de vie et d’aventure que nous devrions nous priver de ces merveilleuses destinations lointaines ! Ensuite, une fois que l’on s’est dit ça, pour que rien de ce qui se passera à bord n’entache vos vacances (que ce soit avant, pendant ou après), il faut avoir en tête les 3 règles d’or pour survivre à ses enfants lors d’un vol moyen ou long-courrier :

1/ Armez-vous mentalement

Tel un maître yogi, armez-vous de patience…il ou elle finira par arrêter de pleurer, voire même s’endormir, promis ! Je me permets d’être si affirmative car je vous le répète, l’une de mes filles peut tenir des heures à pleurer et a plus de résistance qu’une Duracell…et même elle a cédé. Ne prêtez pas attention à l’entourage : un, vous faites de votre mieux pour apaiser votre enfant qui pleure. Et plus notre enfant nous sent nerveux plus il le sera bien sûr. Ensuite rien n’empêche de prévoir une petite boîte de cookies à proposer aux voisins…ça ne remplacera pas leurs oreilles mais comblera leur palais !

En attendant, quelques conseils qui me semblent judicieux :

  • On évite les sucreries et trop d’écrans car clairement, si sur le moment ça semble les calmer, au bout d’un certain temps ça les excite voire peut les rendre hystérique. Misez sur les compotes, les fruits, le pain, etc…Généralement les compagnies comme Air France fournissent des petits kits d’activités pour les enfants (jeux, dessins…) mais prenez aussi ceux qu’ils aiment.
  • On reste attentif aux petits bobos qui peuvent être exacerbés avec les différences de pression en cabine (je pense notamment aux dents/gencives et au ventre). Surtout quand ils sont petits (moins de 2 ans) : ils ne pleurent pas par principe, il y a très souvent un petit mal-être derrière (douleur, peur…). Personnellement, je prends toujours un flacon de Doliprane dans le sac cabine, et une réserve pleine de câlins.
  • Essayez de caler les snacks/biberons au moment du décollage, et surtout de l’atterrissage qui peut être particulièrement pénible pour les enfants. Cela est lié à la pression de la cabine qui remonte ce qui peut provoquer un gonflement des muqueuses. La mastication, déglutition favoriseront le rééquilibrage, surtout si l’enfant est trop petit pour se pincer le nez et souffler ou bailler délibérément (d’ailleurs en baillant bien nous-mêmes on peut provoquer le leur…).

Ce qui m’amène à la règle numéro 2.

2/ Logistiquement, parez à toutes les éventualités : Mary Poppins n’aura rien à vous envier

Pour s’éviter du stress inutile et passer le vol dans de bonnes conditions, autant s’assurer de ne pas être pris au dépourvu. En effet, un verre renversé (sur l’enfant et/ou sur vous), une couche débordante, un vomi inopiné… tout ça peut se passer en l’espace d’une heure ! Non promis je ne dis pas ça pour vous décourager de voyager, juste pour insister sur l’importance d’avoir des rechanges, des médicaments, une tétine de rechange (et oui le seul truc que j’avais prévu pour les vacances…mais pas pour le vol : et #2 a forcément déchiré la sienne après que avoir enregistré les valises…grrr). Or si l’on a tout ce qu’il faut dans les sacs cabines, ce sont juste des petites distractions qui feront passer le vol plus rapidement et donneront de bonnes raisons de se lever et marcher ; tandis que passer 10 heures avec un pantalon plein de vomi comment dire…Je préfère voyager un peu chargée. Et ça tombe bien car s’il n’y a pas de dérogations sur le poids des valises en soute lorsque l’on voyage avec des enfants, les compagnies aériennes se montrent très souples en ce qui concerne les bagages cabines. Non seulement on peut dépasser la règle du un bagage par personne, mais en plus on peut ramener des liquides (notamment pour les biberons), donc ne nous privons pas ! Alors on prévoit :

  • des tenues de rechange pour tout le monde – même pour les parents (et toi aussi papa 😊).
  • la dose de couche: je ne sais pas pour vous, mais chez nous, #2 s’est transformée en véritable usine !
  • un rendez-vous chez le pédiatre quelques semaines avant le voyage, il vous fera l’ordonnance qui conviendra i) à votre enfant et ii) à la destination. Et on prend une partie des médicaments en cabine (avec l’ordonnance), on ne sait jamais (pendant le vol, et imaginez que la compagnie perde une valise !).
  • des snacks/biberons (moi je prends carrément la boîte de lait, cela fait ça de moins dans les valises), en revanche je ne prends qu’une bouteille d’eau car ils en ont à bord, or cela pèse lourd. D’ailleurs, si bébé mange des pots, pensez à demander à les faire réchauffer suffisamment en avance car c’est au bain-marie uniquement.
  • des activités qui ne tâchent pas (je vous ai fait une sélection de DIY sur Pinterest)

Tuyau Allofamily #1 – Je vous ai préparé The check-list pour voyager en avion avec son enfant ou bébé à télécharger !

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Tuyau Allofamily #2 – Plutôt que de remplir au maximum les sacs cabines pour réduire leur nombre, je vous recommande au contraire d’en faire plusieurs pour ne pas trop les charger vous y verrez plus clair (et si vous tombez sur un agent pointilleux vous pourrez les imbriquez momentanément). D’autant que souvent on peut garder la poussette jusqu’au moment de monter à bord (ou poussette de prêt à disposition dans beaucoup d’aéroports), ce qui évite de tout porter.

Justement, parlons la règle numéro 3.

3/ Physiquement : une main de fer dans un gant de velours.

Vous le savez certainement, les enfants de moins de deux ans voyagent sur les genoux de leurs parents. Par ailleurs, l’obtention d’un berceau n’est pas systématique : leur nombre est limité, et ils ne sont disponibles que sur certaines places spécifiques. Lorsque l’enfant n’a que quelques mois, cela ne pose en général aucun problème : ils sont légers, ne cherchent pas à gambader et ont besoin de plus de sommeil. Je pense que la fourchette compliquée est plus entre 1 et 2 ans car ils sont souvent trop grands pour être à l’aise dans le berceau (à 9 mois, les pieds de #2 dépassaient, on aurait dit une sardine dans sa boîte) ; et de toute façon ils n’ont généralement pas envie de rester assis ou allongé. Ils veulent BOU-GER ! Et pour d’infinies raisons, il n’est pas toujours possible de se relayer avec l’autre parent. Par exemple, ma #2 est dans sa période maman exclusive. Le problème c’est que #1 est jalouse de ne pas pouvoir venir sur mes genoux, alors que #2 l’est pendant le décollage par exemple – au pire moment puisqu’on ne peut peux pas bouger. Donc je reviens à la règle #1 (la patience) et l’importance de la main de fer dans un gant de velours :

A mes yeux, les moments les plus critiques sont en effet lorsqu’il faut être attaché. Rien qu’à la vue de cette petite ceinture rouge, #2 se mettait à hurler et je me trouvais à tenter de contenir cette anguille forte comme wonder-woman se tortillant dans tous les sens pour se libérer. D’où « une main de fer ». Clairement, il y a des règles de sécurité. Donc pleurs, cris, rien à faire : la sécurité avant tout et là on mobilise toute sa force pour garder son enfant sur ses genoux. Le point positif s’il pleure ? Cela fera venir le sommeil plus vite par la suite !

Ensuite dès que cela est possible, laissez-le (la) bouger à sa guise à vos pieds, autour de vous – voire même l’emmener se promener dans les allées faire des coucous et grands sourires de bébé parfait aux passagers qui seront attendris et donc moins sévère quand il/elle se mettra à pleurer (machiavélique avez-vous dit ?). Mais soyez alerte : détectez tous les signes de fatigue en amont et soyez tout doux pour favoriser son endormissement avant de passer le point (de fatigue) de non-retour. Faite comme d’habitude si votre enfant dort facilement dans les bras (pas mon cas, à mon plus grand désespoir !!!). Autrement on tente tout : câlins, biberons, chansons, massages du ventre, rafraichir s’il fait trop chaud. Ha oui, si ce n’est pas un vol de nuit (par exemple vers l’Amérique), je conseille de mettre un pyjama et de faire une petite routine du soir même s’il fait jour avec le décalage horaire.

Enfin le sommeil est là…pour bébé ! Pas toujours simple de dormir avec un bébé de 13.5kg sur les genoux mais ça se fait.  Le plus critique reste que lui-même peut se réveiller par inconfort. Et là, dégainez tout votre créativité pour vous soulager tous les deux : sur le côté, les jambes en haut, en bas, à droite, à gauche, mi-couché… Bien sûr l’idéal est de voyager sur un vol pas complètement rempli pour pouvoir s’allonger (changer de place si besoin). Mais lorsque cela n’est pas le cas, vous pouvez demander aux hôtesses de préparer des couvertures par terre pour que bébé y dorme. J’ai testé et #2 a dormi comme un bébé pour le coup pendant au moins 6 ou 7 heure d’affilées (et du coup, beaucoup plus cool pour moi).

Tuyau Allofamily #3 – A votre arrivée dans l’avion, mettez-vous un ou une hôtesse/steward dans la poche. En général ils sont toujours très prévenants. Mais il est toujours utile d’avoir quelqu’un pour vous aider si papa est déjà pris avec #1 par exemple.

Je récapitule. Pour profiter de vos vacances lointaines sans avoir à appréhender les heures de vol avec vos jeunes enfants : 1/on s’arme de patience ; 2/ on prépare des sacs cabine à la Mary Poppins et 3/ on se prépare physiquement à être en action une bonne partie du vol, et à dormir (ou somnoler) à chaque occasion. Un peu comme quand bébé venait de naître finalement.

Surtout, lors des moments de tension et malgré la possible (grande) fatigue, ne cédez pas à la colère (« on est en vacances, on se détend !!! ») : je vous jure que rien de bon n’en sortira (testé quand même j’avoue, et je confirme !). Mais soyons d’accord, cela ne veut pas dire céder aux caprices de nos enfants pour autant…seulement de leur proposer des alternatives et des parades (cf. règle n°2). Voyager avec ses enfants c’est incroyable et ces moments dans l’avion font aussi partie des souvenirs partagés ensemble. Que ce soit pour nos vacances en République Dominicaine ou à Maurice, les heures de vol en valaient largement la peine. Cela serait trop dommage de s’en priver pour quelques pleurs, en échange d’énormément de joie !

Et vous, comment se sont passés vos vols long-courriers ? Pensez-vous que les familles devraient voyager à part ? Laissez-moi vos retours en commentaire ci-dessous ou sur ma page Facebook ou Instagram !


 

11 réflexions sur « Les 3 règles pour survivre à ses enfants en avion (et ne pas renoncer aux destinations lointaines) »

  1. Prochainement je dois faire un voyage de 11h (Guadeloupe-Pau) avec mon 21 mois et mon 2 mois… Je stresse déjà. Le grand a déjà pris 2 fois l’avion en long courrier mais il était encore petit. Là c’est Duracell ×1000. Il va démonter l’avion. Le dessin 5min, les jeux 5 min… on va pas aller loin comme ça…
    En plus c’est même pas sûr que papa m accompagne 😲😲😲

    1. merci pour ton message! oui prendre l’avion seule avec les enfants c’est sport tu m’étonnes 🙂 après avec un peu de chance ton petit de 2 mois sera peut-etre cool (surtout si c’est un vol de nuit?). Le plus dur c’est quand ce sont les 2 qui s’y mettent je crois. Mes enfants sont comme le tien Duracell non stop lol; mais à part quand il y a des turbulences et qu’il fallait s’asseoir plus ceinture; pour le reste je les laissais faire … et au final elles s’occupaient toutes seules (et merci les gateaux et les compotes!!!!!). Par contre question: je ne sais pas si tu peux voyager seule avec 2 enfants de moins de 2 ans car normalement ils sont sur les genoux non?

    1. Haha tu m’étonnes ! J’ai étendu parler d’un sirop contre la toux…🤭🤫😜 c’est sûr ce n’est pas facile facile mais de toute façon voyager avec des enfants c’est toujours une aventure!! Alors autant les habituer tôt à sillonner le monde :)))

    1. Merci beaucoup Virginie ! Même si sur le moment parfois on s’arracherait les cheveux, je me dis toujours que c’est le genre d’anecdotes marrantes (après coup!) que je voudrais raconter à mes filles quand elles auront grandi (devant les copains??!! haha rire machiavélique 🙂 ) A bientôt !

  2. J’adore. Drôle et léger, pourtant on y trouve une foule de conseils et astuces. Bravo une belle dose de bonne humeur et un soutien sympa et drôle aux jeunes parents, certaines situations sont hilarantes…. Je suis que beaucoup de personnes se reconnaîtront…. C’est super, sérieux mais joyeux et positifs en même temps . Après tout….On sait tous que nos enfants sont merveilleux…

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